le rêve mortel des 18 ans
Je croyais que rien n'allait changer, je croyais que je continuerais a marcher sur le chemin de la vie sans me rendre compte des années passées et qui passent toujours. Je croyais que je passerais à travers de tout ça sans m'en apercevoir.
Mais à 18 ans, tout change en réalité, rien ne parait plus normal, on est obligé de croire a d'autre vérité. On est passé dans un autre monde. On a honte d'être faible et encore d'avoir peur. On se retrouve de l'autre cotés du mur, on l'a escaladé croyant découvre un monde merveilleux qui comblerais nos rêves les plus fous, un monde ou l'es est libre d'être sois et de s'assumer, un monde ou les petits soucis de la vie d'ado sont pitoyable et déjà presque oublier. Tout est alors plus sombre, laid et effrayant une fois passer les fils barbelé qui s'enroulent au dessus du mur qui séparent le monde de l'enfance a celui d'adulte. On voit tout en filigrane.
Finis les rêves d'enfant, finis la tête dans les nuages, finis les rêves de grandeurs sans penser a s'impliquer dans la vie, finis l'espoir de devenir quelqu'un . On est sur le fait accomplis. On garde au fond de nos c½ur les souvenir transparents qui se mouvent de l'autre cotés du miroir et qui n'ont plus la même intensité.
On a beau essayer de retrouver cette innocence, ce bonheur de chaque instant mais une étrange angoisse pèse sur nos coeur lourd de chagrin.
Plus rien ne sera pareil, plus rien ne sera comme avant, et la saveur de la vie aura un autre goût auquel il faudra s'y habituer, plus amer, moins sucré, moins exotique.
Dés lors, tout ressemble a une mission très important qu'on doit réussir si on veut être accepté.
On ne voit plus la magie des choses et on a peur que la maladie s'aggrave. On ne veut plus grandir, quitte a retourner dans l'enfer de la crise d'ado, on a soudain une réelle angoisse de rater sa vie.
Tout doit être calculer, analysé, évaluer par des statistiques pour mieux réussir ce que d'autres on fait avant nous et même plus.
Je n'ai cessé de regarder les aiguilles de l'horloge valser sur le cadrant hier soir. Je n'arrivais plus à en détacher mon regard . le décompte s'accélérait au fils des minutes et des secondes. L'aiguille se rapprochait dangereusement de minuit. Ma gorge était nouée. J'avais peur de tout perdre et de ne rien retrouver . j'avais peur de refaire une vie moins jolie que celle forgée dans mes doux rêves.
Minuit est passé depuis quelques minutes déjà et me voilà en pleins dans l'aventure je pensais que s'avancer vers l'inconnus, voyager dans des contrées sauvages, serait excitant.
Avant je rêvais d'être Idianna Jones ou Bob Morane. D'ailleurs j'ai une petite chanson qui me trotte dans la tête « Et soudain surgit face au vent, le vrai héro de tous les temps, Bob Morane contre tout chacals, l'aventurier contre tout guerrier. »
Je pensais que ça serait magique, oui enchanteur. Mais je n'arrive plus a retrouver le rythme de la chanson. J'ai perdu le désir de partir. Et je regrette maintenant d'avoir perdu tout ce temps a en rêver.